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Bartali CourtageCrédit immobilier
Guide · octobre 2026

Vous travaillez à Monaco et achetez dans les Alpes-Maritimes : le guide du prêt immobilier

Chaque jour, de nombreux salariés résidant dans le 06 rejoignent leur poste en Principauté. Pour leur achat à Menton, Beausoleil, Nice ou Saint-Laurent-du-Var, le financement se prépare comme celui de tout salarié, avec quelques pièces et vérifications propres à l'emploi monégasque.

Par Lamiyae Bartali, mandataire de CAFPI (ORIAS 24005882) · mis à jour le 13 octobre 2026

En bref

  • Ce guide concerne les salariés d'un employeur monégasque qui résident en France et achètent un bien en France.
  • Votre salaire est étudié comme celui de tout salarié : contrat, ancienneté, régularité, tenue des comptes.
  • Quelques pièces s'ajoutent : permis de travail, justificatifs d'affiliation aux caisses sociales monégasques, avis d'impôt français.
  • Résident fiscal français, vous déclarez vos revenus en France ; le prélèvement à la source prend la forme d'un acompte.

À qui s'adresse ce guide ?

Il vise un profil précis : vous vivez en France (ou allez y vivre en achetant votre résidence principale) et vous êtes salarié d'une entreprise établie à Monaco. Pour être accompagné(e) dans votre projet, la page prêt immobilier pour les salariés de Monaco présente la façon dont je prépare et présente ce type de dossier. Dans tous les cas, il s'agit de financer un bien situé en France, par des établissements de crédit établis en France.

Ce que regardent les banques dans votre dossier

Il n'existe pas de règle bancaire spécifique aux salariés de Monaco : les critères sont ceux de tout crédit immobilier, à commencer par le taux d'effort maximal de 35 % et la durée de 25 ans. Ce qui change, c'est la façon de documenter votre situation :

  • La stabilité de l'emploi : contrat à durée indéterminée hors période d'essai, ancienneté, secteur d'activité. Dans l'hôtellerie, la restauration ou l'événementiel, les contrats saisonniers existent : leur régularité sur plusieurs années se démontre avec les bulletins et les avis d'impôt.
  • La lecture des bulletins de paie : les cotisations sont versées à des caisses monégasques et leur présentation peut dérouter un conseiller habitué aux bulletins français. Le conseiller bancaire doit identifier sans hésitation le net perçu, les primes régulières et le treizième mois éventuel. Un dossier qui l'explique d'emblée évite les allers-retours.
  • La cohérence entre revenus déclarés et revenus perçus : votre avis d'impôt français et vos relevés de compte doivent confirmer les montants des bulletins.
  • Le reste à vivre et les trajets : le coût des déplacements quotidiens vers Monaco fait partie du budget réel, surtout si vous achetez plus loin pour gagner en surface.

Les pièces à réunir

En plus des pièces habituelles (identité, justificatif de domicile, relevés de compte des trois derniers mois, compromis de vente), prévoyez :

  • Votre contrat de travail et, le cas échéant, ses avenants.
  • Votre permis de travail monégasque : l'embauche d'un salarié en Principauté passe par une demande d'autorisation d'embauchage et de permis de travail auprès du Service de l'Emploi.
  • Les trois derniers bulletins de paie et celui de décembre de l'année précédente, qui récapitule l'année.
  • Vos deux derniers avis d'impôt sur le revenu français.
  • Un justificatif d'affiliation aux caisses sociales monégasques si la banque le demande : il atteste votre couverture maladie et retraite.

Impôt sur le revenu : ce qui est vérifié

Nous ne donnons ici que les points confirmés par des sources officielles ; pour votre situation personnelle, rapprochez-vous de votre service des impôts.

  • La Principauté ne soumet pas à l'impôt sur le revenu les personnes qui y ont leur domicile, et la convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963 prévoit des règles particulières pour les Français domiciliés à Monaco (doctrine fiscale BOI-INT-CVB-MCO-10).
  • Si vous êtes domicilié fiscalement en France et travaillez à Monaco, vous relevez de l'impôt français : le ministère de l'Économie a précisé que ces contribuables sont soumis à un acompte de prélèvement à la source, calculé à partir de leur déclaration et prélevé sur le compte bancaire désigné.
  • La doctrine fiscale classe plus largement dans le régime de l'acompte les salaires versés par un employeur établi hors de France et imposables en France.

Pour le dossier de prêt, la conséquence est pratique : votre bulletin de paie ne montre pas de retenue d'impôt. La banque raisonne sur des revenus avant impôt, comme pour tout salarié, mais vérifie que l'acompte prélevé chaque mois apparaît bien sur vos relevés et reste compatible avec votre reste à vivre.

Protection sociale et assurance emprunteur

Selon le Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS), les salariés de Monaco relèvent du régime monégasque pour la maladie, l'invalidité et la retraite de base (Caisses sociales de Monaco), tandis que l'assurance chômage relève du régime français, Monaco n'ayant pas de régime de chômage propre.

Pour l'assurance emprunteur, l'essentiel est que les garanties décrivent correctement votre activité réelle, notamment pour l'incapacité de travail. Les règles de la loi Lemoine s'appliquent comme pour tout emprunteur : voir notre page assurance emprunteur.

Nos conseils de préparation

  • Avant le compromis, faites valider votre capacité : le délai d'obtention du prêt inscrit au compromis doit tenir compte du temps de réunion des pièces.
  • Gardez des comptes lisibles : un seul compte sur lequel arrivent le salaire et partent les dépenses courantes facilite l'analyse.
  • Anticipez une mobilité : un changement d'employeur pendant la recherche de financement remet en jeu l'ancienneté. Mieux vaut l'évoquer dès le premier échange.
  • Pensez au calendrier fiscal : un premier avis d'impôt après une embauche récente à Monaco peut ne pas encore refléter vos revenus actuels ; vos bulletins prendront alors le relais.

Lamiyae Bartali exerce exclusivement depuis la France, dans le cadre de son mandat CAFPI et de la réglementation française. Elle ne se déplace pas et ne démarche pas en Principauté de Monaco. Les financements présentés concernent des biens situés en France et sont accordés par des établissements de crédit établis en France. Cette page ne constitue pas une offre de services sur le territoire monégasque.

Prochaine étape

La liste de pièces personnalisée comprend un profil « salarié à Monaco » : bulletins de salaire, contrat de travail ou attestation de l'employeur monégasque, en plus des pièces communes.

Vous préférez en parler ? Réservez un échange de 15 minutes, gratuit et sans engagement.

Questions fréquentes

Un salaire versé à Monaco est-il accepté par les banques françaises ?

Oui. Un salaire versé par un employeur monégasque est étudié comme tout revenu de salarié : contrat de travail, ancienneté, bulletins de paie et relevés de compte. Les banques demandent simplement des justificatifs propres à l'emploi à Monaco, comme le permis de travail délivré par le Service de l'Emploi.

Où paie-t-on l'impôt sur le revenu quand on vit en France et travaille à Monaco ?

Un contribuable domicilié fiscalement en France déclare ses revenus en France. Pour un salaire versé par un employeur établi hors de France, le prélèvement à la source prend la forme d'un acompte prélevé par l'administration fiscale sur votre compte, et non d'une retenue sur la fiche de paie.

Faut-il un apport plus important qu'un salarié travaillant en France ?

Aucune règle ne l'impose. Les critères sont les mêmes (taux d'effort de 35 %, reste à vivre, tenue des comptes, apport). Un dossier bien documenté se présente comme celui de n'importe quel salarié.

Lamiyae peut-elle me recevoir à Monaco ?

Non. Lamiyae exerce exclusivement depuis la France : les rendez-vous ont lieu à l'agence CAFPI de Saint-Laurent-du-Var, par téléphone ou en visioconférence, pour des biens situés en France.

Sources : BOFiP, BOI-INT-CVB-MCO-10 (convention fiscale entre la France et Monaco) ; BOFiP, BOI-ANNX-000473 (prélèvement à la source, règles de territorialité) ; réponse ministérielle à la question écrite n° 9837 (JO du 28 août 2018) ; CLEISS, cotisations à Monaco (octobre 2026) ; Gouvernement princier, recrutement de personnel et permis de travail. Vérifié le 13 octobre 2026.

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